domingo, 14 de março de 2010

Eu sou

Eu sou a lagarta e a borboleta
a busca e a descoberta
amor infinito desamor
o carinho depois do tapa na cara.
Eu sou a flor que murchou na água suja do vaso na mesa
e o botão que desabrocha no vaso ao lado.
Eu amo só por que odeio e quero estar longe só por que estou perto;
eu quero fugir por causa da vontade de ficar.
Quero ser, mas só consigo estar.
Me derreto só para escorrer entre os dedos
da minha própria mão fechada,
e me alagar como poça dágua depois da tempestade,
água de enxurrada.
Me afogo na lágrima que escorreu do meu próprio rosto,
e me aqueço no calor do sorriso que vem depois do choro;
eu sou o samba ouvindo o Chico,
eu sou o amor lendo Vinícius.
Eu sou a Cecília
"eu canto por que o instante existe,
e a minha vida está completa,
não sou alegre, nem sou triste,
sou poeta."

terça-feira, 23 de fevereiro de 2010

Dia desses, lendo, tomei conhecimento de que Sartre também sentia isso, que morreria como nascera, entre os livros…
Eu, que a essa altura já não sei se já morri ou se permaneço, continuo entre os livros. Talvez afogada em suas idéias (ou minhas, pois já não sei onde termino) ; talvez em colapso pela overdose de pó acumulado entre as páginas que não li; ou quem sabe, e mais provavelmente, adormecida depois de desistir das letrinhas que se embaralham sob meus olhos um segundo antes de partir, sem me despedir do meu corpo. Não fosse esse pernilongo chato que me obriga a dar incansáveis e desacertadas palmadas no ar, talvez eu não estivesse mais aqui. Mas estou. E tenho a pretensão de pensar que amo. De sentir que amo. Só por que tenho a ilusão de achar que ainda estou viva. Só por que meus olhos ainda conseguem ler alguma coisa. E tão acostumados a ler estão, a decifrar letrinhas em códigos linguístico-poéticos estão, que pensaram poder ler a poesia da luz dos olhos teus… como se essas infindáveis linhas da tua íris escrevessem sua poesia em palavras…
Quero aprender a ler a luz. E quando estiver pronta, posso morrer.

sexta-feira, 18 de dezembro de 2009

Inspiration...

Pacience.


Même quand toute chose nous demande

un peu plus de calme

encore quand le corps demande

un peu plus d'âme

non, la vie ne s'arrete pas...


Tandis que le temps s'accélère

et nous demande de nous presser,

je me refuse, je reste,

je demeure;

la vie est si rare...


Tandis que tout le monde

attend la guérison du mal

et la folie prétend

que tout cela est normal,

je feins avoir de la pacience...


Et le monde tourne
de plus en plus vite;
Nous attendons du monde
et le monde attend de nous
un peu plus de patience...


Est-ce que te manque le temps

pour apercevoir ?

Est-ce que nous avons ce temps

pour perdre?

...Et qui veut le savoir?

La vie est si rare,

si rare...


d'après :

"Paciência", de Lenine.

terça-feira, 17 de novembro de 2009

no more words

I'm tired of my words and written language... I don't want to talk to you with words but with colors, with feelings. ...the same way that I see the world!
algo dela está presente novamente na existência. painted in 2007 during my first winter in this island. Campeche.

sábado, 14 de novembro de 2009

Mulher Deitada*



Na sintaxe
do texto
ou
na sintaxe
das
cores
,
nos traços,
na tela

Digo a mesma coisa?

As palavras lidas estavam no papel
...ou na mente?

Posso contar a mesma história
com palavras
no texto,

traços e cores no desenho
ou imagens em movimento no cinema?

Onde está a arte?
Atrás do projetor? Na frente?

...talvez
me recriando da platéia?

Eu danço para me escrever no texto da tua retina...
ou para que tu leias minha dança na moldura do teu desejo?

O sentido está na obra de arte ou na tua mente?
...ou estava na minha?


Quem fez a pintura,
eu, quando a pintei
...ou tu, quando a observaste pela primeira vez?

O que tu vês
é a pintura que pintei com meus pincéis
ou a pintura que pintaste
na tua mente

a partir da pintura que pintei ?

* Esse é um desenho que nasceu grafite, depois virou pintura, deu origem ao conto "L'homme et le corps", que virou "O homem e o corpo" e agora está tentando se transformar em roteiro de curta-metragem.

sábado, 10 de outubro de 2009

Sonnet de l'amour total


Je t'aime tant, mon amour... ne chante pas
le coeur humain avec plus de vérité...
je t'aime comme un ami et comme un amant
dans une toujours diverse réalité.

Je t'aime pareil, d'un calme amour obligeant
et je t'aime outre, présent dans la nostalgie.
Je t'aime enfin, avec une grande liberté
dedans l'éternité et à chaque instant.

Je t'aime comme un animal, simplement
d'un amour sans mystère et sans vertu
avec un désir massif et permanent.

Et de t'aimer d'une telle façon, beaucoup et souvent
C'est qu'un jour dans ton corps soudainement
Je vais mourir d'avoir aimé plus que je n'ai pu.


Vinícius de Moraes

proposta de tradução:
esse vaníloco coração
pantomimeiro

...bêbado de poesia!

Soneto do Amor Total

Amo-te tanto, meu amor... não cante
O humano coração com mais verdade...
Amo-te como amigo e como amante
Numa sempre diversa realidade.

Amo-te afim, de um calmo amor prestante
E te amo além. presente na saudade.
Amo-te, enfim, com grande liberdade
Dentro da eternidade e a cada instante.

Amo-te como um bicho, simplesmente
De um amor sem mistério e sem virtude
Com um desejo maciço e permanente.

E de te amar assim, muito e amiúde
É que um dia em teu corpo de repente
Hei de morrer de amar mais do que pude.

domingo, 27 de setembro de 2009

Limbo

Levanta-te!
Voa.
Vai.
Vai lá.
Lá.

Vai, vai sim!

Lá vai...

Volta?
Vem!
Levo.
Te levo.
Tu louvas.
Eu lavo.
Lambo
no limbo
teu limbo.
Te lavro.
Te livro.
Levanto.
Eu vou!
Vôo...
E no vôo rasante te arrasto,
me alastro,
laço.
Enlaço.
Eu levo!
És lasso?
Sou leve.

sexta-feira, 18 de setembro de 2009

L'homme et le corps


Un petit et étrange conte. Pour s'amuser un peu...

Quand Maurice Clément a ouvert les yeux, encore un peu étourdi à cause de la chute, elle était là, tout près de lui, de dos.
À mesure que la poussière baissait il la voyait de plus en plus clairement. Oui, c’était vraiment une femme. Son corps allongé jusqu’à l’infini, où le regard n’arrive plus, avait des courbes si sinueuses, qu’il pouvait s’y jeter et s’y amuser comme un enfant dans un toboggan.
Clément, un homme de la rue, banal comme un facteur qui passe le matin, s’est frotté les yeux, s’est pincé pour avoir la certitude de sa vision (c’était réel). Il s’est alors levé. En se levant, cet homme si plein d’histoires et d’aventures au long de sa vie, qui pensait avoir assez vécu, s’est rendu compte que la vie lui reservait encore une fois quelques expériences inconnues. Alors, d’un seul coup, il a respiré profondément, a plié les genoux pour prendre de la vitesse et a couru. Il a couru. Il a couru en sentant le vent glisser dans ses cheveux, il a couru avec les bras ouverts et la gaieté qui criait: “Allez! Allez! Soyez léger, libre comme un enfant!”
Plus il courait, plus elle était grande. C’était comme une montagne à l’horizon, cette trace sinueuse qui divise le ciel de la Terre et qui grandit quand on s’approche. Il a attrapé par-dessous, avec respect, l’extremité du petit doigt d’un des ses pieds qui se reposaient sur la pelouse, et l’a grimpé avec euphorie, mais soigneusement. Le temps pourrait bien s’arrêter. Il escaladerait pour toute l’éternité. Il glisserait comme maintenant, jusqu’à la mort, chaque centimètre de peau, en sentant le parfum de transpiration de cette sinueuse montagne. C’était vraiment amusant.
Clément pourrait bien s’arrêter ici. Il s’était beaucoup amusé. Mais non. Quand on s’aproche d’une femme, ce n’est pas facile de s’en éloigner. Il ne sait plus, aujourd’hui, si ça s’est passé à cause de la couleur rose de cette peau qui l'a séduit, ou de sa curiosité d’explorer l’inconnu, qui l’a fait parcourir ce corps là si longtemps. Il s’est perdu dans les poils dorés. Il a vécu comme un pèlerin d’un sein à l’autre au fil des jours et des nuits. Ivre, dépendant de cette odeur dont il retirait sa force, mais qui le tuait petit à petit, comme une drogue que l’on veut toujour laisser, mais qui nous donne autant de plaisir.
Récemment, Clément, qui se traînait avec son enorme barbe par les doux chemins de la jambe droite (qui ces jours-là avait l’odeur du jasmin), tout à coup s’est arrêté. Une délicate fermeture éclair s’approchait de lui, à la façon d’un train, et il a profité de l’occasion pour faire un voyage. Il a parcouru un long chemin tout rouge, comme les vastes champs de tulipes de son pays d’origine.
Le giron. Le col. Les épaules. À la fin de trois jours il a débarqué. L’escalade jusqu’à la nuque a commencé. Les inexplorées terres du cou. Les cheveux, le coin de l’oreille, une petite tâche, le coin de la bouche. Il est arrivé.
Oui, c’était comme le ciel. Si on peut tomber par terre dans le corps d’une femme, c’est dans son visage qu’on se découvre vivant. Un seul sourire et toute l'obscurité du monde disparaît. C’est ici où le soleil vient le matin recueillir la lumière du jour. Maurice Clément s’est assis enfin, à côté du nez, tout près des grandes étoiles, ces yeux bleus de la couleur du ciel qui vient d’arriver pour lui, et a poussé un soupir de soulagement. Il a fermé les yeux lentement. A ce moment là, au dessus de lui, un mouvement arrive. Un bruit qui semblait celui de l’eau, et un petit étang s’est formé autour de lui. Un étang salé, qui est devenu rapidement un petit fleuve, puis un fleuve qui courait avec vitesse, turbulant. Une chute d’eau, une cascade, et Clément a coulé. Il reste alors un fil scintillant, une trace de vie qui noye un homme dans un corps. Une goutte de femme. Un homme mort qui parcourt un corps dans un fil de larme.